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Anch chi Em- des nouvelles !

Un cycle de formations pour les éleveurs de porcs au Vietnam

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Un cycle de formations pratiques pour les petits éleveurs de porcs

Le village de Phuon, Commune de Thanh Yên, au nord du Vietnam, dans la région de Dien Bien Phu, est historiquement spécialisé dans la production de porcelets : 70% des villageois en tirent leur principal revenu.
Depuis plusieurs années, notre  technicien agricole d’Anh Chi Em (ACE), le programme d’Entrepreneurs du Monde au Vietnam, suit et forme les éleveurs. Mais ces formations sont restées longtemps théoriques et les paysans, une fois seuls sur leurs exploitations, restaient encore démunis pour mettre en pratique leurs connaissances. C’est pourquoi, l’an dernier, Entrepreneurs du Monde a testé une nouvelle manière de former les paysans et une construction expérimentale d’un groupe d‘éleveurs du porcelet.

Une formation plus pratique

La nouvelle formule allie accompagnement collectif et individuel. Il y a un an, le technicien a réuni 10 producteurs parmi les plus motivés pour leur dispenser un programme de formations pratiques : au moins une fois par mois, il emmène ces 10 producteurs sur l’une de leurs exploitations pour leur montrer comment appliquer les soins.  Et en cas de difficulté, les éleveurs peuvent  lui demander de venir chez eux les aider et les conseiller.

Un premier groupe satisfait des progrès

Comme pour d’autres projets, Entrepreneurs du Monde recherche l’effet « boule de neige » : former le mieux possible des éleveurs pour que chacun puisse ensuite à son tour en former une dizaine d’autres. Or, un an après le lancement de ce pilote, le bilan est très positif : les 10 premiers élevages sont mieux gérés, plus rentables et de nouveaux éleveurs veulent rejoindre le groupement.

Témoignage de Lo Van E, éleveur de porcelets

Vietnam Formation cochons3Lo Van E possède 3 truies et 18 porcelets. Il garde ses truies entre 2 et 10 ans. Avant, il pouvait les garder plus longtemps mais depuis quelques années, comme les autres éleveurs, il croise la race locale (Lon Co) avec une race européenne pour augmenter la productivité. Celle-ci se mesure au nombre de porcelets par portée ou au fait que certains ne naissent pas en bonne santé. Le revers de la médaille est que leur espérance de vie se réduit. Lorsque la productivité d’une truie diminue, alors Lo Van E les envoient à « la réforme ». Autrement dit, à l’abattoir. Pour remplacer cette truie choisie pour « nourrir les hommes », Lo Van E choisit parmi ses porcelets une femelle en bonne santé qu’il élèvera pour la reproduction.

Lo Van E explique : « Une truie a, en moyenne, deux portées de 10 porcelets par an. L’insémination est réalisée de manière naturelle avec les mâles d’un voisin. 3 à 10 jours après la naissance des porcelets, je leur fais des injections de fer. En effet, le technicien nous a expliqué que le fer était nécessaire à leur développement et à leur digestion : il les rend plus forts et plus résistants aux maladies ».

Investir pour améliorer la qualité et fidéliser la clientèle

Le technicien encourage aussi les éleveurs à faire vacciner les porcelets pour lutter notamment contre la typhoïde, le choléra et un parasite générateur d’obstruction, de congestion ou de perforation intestinale et d’hémorragie, souvent fatales. Auparavant, les éleveurs ne vaccinaient pas nécessairement leurs porcelets. En effet, vendant leurs porcelets jeunes (avant l’âge d’un mois et demi), ils n’étaient pas pénalisés en cas de maladie.

Mais grâce aux formations, les éleveurs ont compris que les engraisseurs se rendraient rapidement compte que les porcelets issus de leur élevage ne tomberaient pas malades et décideraient alors de se fournir chez eux plutôt que chez les autres. Certes, les éleveurs ne peuvent pas reporter l’investissement que représente ce vaccin (30 000 Dhongs par cochonnet, soit 1,18€) sur leur prix de vente car la concurrence est rude. Mais ce vaccin est considéré comme un gage de qualité et a donc un impact sur les ventes. Les 10 éleveurs du premier groupement ont donc systématisé la vaccination suite à cette expérimentation.

 

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L'actualité d'Anh Chi Em

ANH CHI EMlogo

ANH CHI EM 

Favorisez l’autonomie des familles pauvres des minorités ethniques

Entrepreneurs du Monde a créé le programme de microfinance sociale Anh Chi Em (ACE) en 2007 pour apporter des services financiers (crédit et épargne) et non financiers (formation, accompagnement, conseil) dans les provinces pauvres et enclavées du Vietnam. Ce soutien aide à développer l’activité agricole ou commerçante et à monter en compétences sur tous les plans (confiance en soi, éducation, santé, etc.).

En 2015, le programme ACE a soutenu 5 796 micro-entrepreneurs dont 82% sont des femmes.

FAITS MARQUANTS EN 2015

Croissance et consolidation

L’impact et la viabilité d’ACE ont été favorisés par deux nettes améliorations :

- quantitative : croissance du nombre d’emprunteurs et de l’encours de prêt

- qualitative : hausse du taux de fidélité des familles et baisse des impayés et du portefeuille à risque.

News 2016 ACE 1

Reconnaissance locale

La Banque d’Etat du Vietnam et la City Bank ont récompensé ACE pour son action en faveur de l’éradication de la pauvreté. Elles ont aussi remis un prix à deux femmes micro-entrepreneurs soutenues par ACE, qui sont sorties de l’extrême pauvreté et ont créé de l’emploi pour leur communauté.

News 2016 ACE 2

PERSPECTIVES 2016

News 2016 ACE 3

Extension des zones servies

ACE étend ses activités dans de nouvelles communes, au sein des districts déjà desservis. Elle prévoit aussi d’ouvrir une agence dans un nouveau district, choisi en fonction du niveau de pauvreté et de l’intérêt des autorités locales. Cet investissement permettra d’atteindre un volume d’encours de crédit suffisant pour asseoir la viabilité financière de l’institution.